Critique et Droit de
Réponse
Reçu en
courriel le 31 mars 2004, sans adresse
d’expédition.
<< C’est avec stupéfaction que je
viens de découvrir votre site et je suis choqué
par l‘article sur le Compagnonnage.
Je suis Compagnon-Passant Charpentier du Devoir et mon nom est Fribourg
Coeur Loyal le Rameau du Devoir Soubise et je suis aussi
maître au GODF. Je ne peux vous laissez porter des attaques
en règles contre la société qui
m’a fait. Vôtre méconnaissance du sujet
m’oblige à vous conseiller d’aller
prendre des renseignements soit dans les sièges qui se
trouvent près de chez vous ou bien dans les
différents musées, et vous verrez que le
Compagnonnage est bien autre chose qu’ une institution
rétrograde fascisante. Relisez votre histoire du
Compagnonnage si vous en avez les éléments et
vous appréhenderez vraisemblablement l’histoire
complexe du Compagnonnage et vous verrez peut-être alors que
certains compagnons charpentiers sont morts pour avoir
été presidents de leur cayenne et parfois aussi
de véritables Francs-Maçons loyaux.
>>
Famille Soub.
Article
incriminé :
Voir à la rubrique "
Maçonnerie et
Société
" le paragraphe sous-titré
“ Un
cousinage peu recommandable “
Notre réponse
:
Du devoir de s’interroger.
Quel que soit le courant de pensée auquel nous souscrivons,
l’appareil ou la structure institutionnelle qui nous sert de
cadre et d’outil, il est toujours de notre devoir
impératif d’interroger l’Histoire.
L’Histoire, la vraie n’est jamais complaisante,
c’est pourquoi tant de gens s’éfforce de
la réviser. Beaucoup trop se contente de
l’Agiographie. Ainsi fabrique-t-on un passé sur
mesure, bien lisse et bien propre, au mépris de la
vérité.
L’éloge dithyrambique de
l’œuvre civilisatrice de la France coloniale ne
masquait-il pas les atteintes aux droits de l’homme, les
répressions sanglantes des révoltes pour
l’indépendance, les promesses
d’émancipation jamais tenues ? en un mot : le
racisme ?
Cette volonté de ne pas savoir semble être
l’attitude la mieux partagée du moment. Il en
était déjà de même dans les
Années Trentes, quand le Front Populaire dansait la valse
musette aux frontières des fascismes triomphants.
Contrairement aux accusations portées contre nous, les
sujets dont nous traitons ne le sont pas “à la
légère”. Peut-être
n’avons nous pas les mêmes sources documentaires ?
Nous n’avons pas plus d’indulgence envers la
mouvance maçonnique que tout autre famille philosophique ou
politique. Ce qui ne nous empêche pas de tenir compte du
contexte historique qui les a vus naître.
Cependant, le respect absolu des traditions dont se vantent certaines
institutions ne force pas le nôtre.
La coutume voulait qu’on torture
l’accusé, qu’on pende ou que
l’on coupe des têtes, qu’on
brûle la pensée différente ; et tant
d’autres choses encore.
Nous ne ferons pas ici la liste des progrès
arrachés à la tradition mais nous tenons
à faire savoir aux nostalgiques du passé
qu’ils ne nous reserviront pas leurs vielles soupes
réchauffées en guise
d’idéal. Nous sommes pour la diversité
alimentaire et contre le gavage industriel des cerveaux.
<
Nous savons que nous avons fort à faire mais c’est
une bonne raison pour se lever le matin.
PS : Nous n’avons jamais dit qu’aucun Compagnon
n’était mort pour la liberté.
Le Collectif du G.D.U
Reçu en
courriel le 22 avril 2004.
<< Je suis tombé par hasard sur votre site, au
cours d'une recherche sur le Compagnonnages. C'est consternant !
Déjà, aux yeux d'un Compagnon
"opératif" (quelle que soit sa famille rituelle), la
Maçonnerie n'est pas toujours bien attrayante - de nombreux
Maçons se drapant d'autant plus dans leur toge de
spéculatifs qu'ils sont d'une inculture incroyable -, mais
là, c'est le bouquet (façon de parler car le
symbole est trop beau pour être ainsi jeté aux
pourceaux, parole d'Evangile) ! Qui et combien êtes-vous pour
ainsi vous croire plus doués d'intelligence, de
démocratie, etc. ? Bande de sauvage(s) !
Comment osez-vous répondre à Fribourg Coeur Loyal
le Rameau du Devoir (salut Coterie, salut mon T:.C:.F:.) que vous avez
d'autres sources en matière d'histoire du Compagnonnage ?
Que pouvez-vous savoir sur ce sujet ? (C'est-à-dire : citez
vos sources puisque vous avez des prétentions). La
démocratie véritable est en train de crever des
petits prétentieux de votre espèce qui se pensent
plus démocrates que le roi ! À quoi bon adopter
la forme maçonnique si vous n'avez rien compris à
sa nature initiatique ? Le silence de l'Apprenti ? Il est absolument
nécessaire : vous en êtes la preuve par l'absurde
! >>
--
La Rose de Venise
Notre réponse
:
Que d’aménité dans ce courriel !
Quant à nos références concernant
l’historique du Compagnonnage, les bibliothèques
et les librairies en sont pleines. On peut lire d’autres
ouvrages que les panégéryques
édités par les Compagnons du Devoir ou du Tour de
France.
Au sujet du silence imposé aux apprentis dans les autres
obédiences, notre position est très claire : le
rapport pédagogique ne se conçoit pour nous que
dans le cadre d’un échange réciproque
qui passe aussi par la parole. Les Apprentis, pour nous, ne sont pas
des “sous-maçons “ !!!
Le Collectif du G.D.U
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