LES PRÉDATEURS


    Les programmes d’aide alimentaire destinés à l’Afrique des pauvres sous la forme d’une distribution gratuite et équitable sont majoritairement détournés. Pour ne prendre en exemple que la République du Cameroun, on retrouve les produits revendus ouvertement au détail dans leur emballage d’origine. Il ne fait aucun doute qu’une complicité active des autorités participe à ce vol manifeste.

    Il en est de même pour le sort fait aux fonds versés au titre de l’aide au développement comme de l’eau de ces fleuves absorbés par le désert. À voir l’opulence éhontéé affichée par le pouvoir et ses affidés, on en déduit comme évidente la conivance qui existe entre les organismes donnateurs et les potentats en place. Le ballet des Mercedès et autres berlines de luxe n’est qu’un indicateur anodin des fortunes placées à l’étranger en prévision d’éventuels exils. Il faut bien parfois, sous la contrainte, laisser à d’autres leur part du gâteau.

    Combien de temps encore, au nom des intérêts de grands groupes internationnaux, va-t-on faire semblant de croire à ces régimes dont les institutions répondant aux noms pompeux de Parlement, Sénat, Conseil Constitutionnel et autres foutaises ne sont que des décors en trompe-l’œil ? La Maçonnerie Africaine francophone qui se réclame des principales obédiences françaises est une pépinière de prévaricateurse en tête desquels la majeure partie des chefs d’état qui exercent les fonctions de Grand-Maître. L’équipe du site < LesOgres.Org> pose d’ailleurs la question suivante, bien qu’en connaissant la réponse : “ Faut-il être “Frère” pour être Président en Afrique Centrale ? ”

    Le soutien apporté par notre pays à ce qu’il faut bien appeler des dictatures serait, nous dit-on, justifié par la nécessité de conserver, dans ces zones, une influence diplomatique et son corollaire économique face à la concurrence de plus en plus affirmée de la part des États-Unis et de la Chine. Nous ne sommes pas suffisamment naïfs pour découvrir la réalité du néo-colonialisme mais nous constatons de facto que l’État qui gouverne prétendument au nom et dans l’intérêt des citoyens fait d’eux les complices d’une politique inacceptable.

    Il serait plus honnête de remplacer la devise républicaine des frontons de nosmairies par “ La fin justifie les moyens ”.

    Cette France toujours prête à clamer l’antienne des Droits de l’Homme pourrait avoir, au moins, la décence de se taire.

    Et que dire de l’assourdissant silence de la Franc-Maçonnerie Française ? Qu’en d’autres temps elle ait, elle-même, participé à l’aventure coloniale ( Ferry et d’autres...) persuadée de la suprématie du Blanc en matière de civilisation, passe encore, si l’on tient compte de l’état des mentalité d’alors mais, qu’aujourd’hui, elle ne se prononce pas pour un désaveu sans réserve de l’usage qui est fait de l’identité maçonnique n’est plus admissible. Il se pourrait bien qu’un jour on puisse lire l’annonce suivante : “ Comment faire partir des traces de pétrole et de sang sur un tablier de Grand-Maître ? “

Le collectif du GDU