Contre la vente libre du cannabis



    Entendu sur France-Inter, aux infos de treize heures, heure de grande écoute, s'il en est, un "irresponsable" associatif prôner l'usage du cannabis au prétexte de la non-toxicité du produit et partant du sophisme suivant : le cannabis ne génère pas les problèmes mais les difficultés à les résoudre conduisent à sa consommation. Ben voyons ! Autre affirmation péremptoire assénée à la lumière d'un sondage ad hoc : un adulte sur trois a déjà fumé du cannabis.
De qui se moque-t-on ? Nous sommes tout simplement devant une volonté de légalisation d'une drogue précédée en celà et depuis belle lurette ! par les fabricants de papier à rouler dont les différentes tailles de feuilles ne visent pas seulement à satisfaire les amateurs de "longues".

    Ne niant pas les implications existentielles comme déterminant du profil psychologique d'une part non négligeable d'usagers, le fait, pour certains jeunes, de tirer pour la première fois sur un "joint" joue le même rôle que la première cigarette ou le premier alcool dans leur insertion au groupe qui leur sert d'identité. De plus, les "accros de la fumette" sont bien plus prosélytes que ceux du tabac et se livrent à une véritable campagne de recrutement dès l'entrée au collège, le tout restant sous-tendu par l'intérêt des "fournisseurs". À noter qu'il y a d'autres façons d'affirmer son identité et d'autres activités de groupe à partager. Et qu'on ne me fasse pas le coup de la convivialité. Faire circuler un cône renvoie, de toutes façons, chacun dans son coin pour une nausée solitaire. Et puis, avez vous déjà vu quelqu'un lever son mégot à la santé d'un autre ? moi pas.

    Que croyez-vous, par contre, que le chanvre, quelle qu'en soit la variété, puisse apporter au fonctionnement d'un cerveau de pré-adolescent de onze/douze ans ?
Parlons-en de cette soi-disant innocuité !

    J'affirme, dussé-je déplaire aux "bourgeois-bohèmes" et soixante-huitards attardés que l'usage fréquent et, pour beaucoup, quotidien du cannabis a des incidences pathogènes sur le fonctionnement du système psychomoteur : ralentissement de la vitesse des réflexes, difficulté à établir des liens cohérents entre une information et son traitement, confusion mentale, décrochement progressif de la réalité sociale, dépendance psychologique notoire conduisant à un besoin de plus en plus impératif de s'abstraire du contexte quotidien qui n'empêche pas pour autant le face à face avec soi-même dans un état d'insatisfaction.
   De même qu'il existe un alcoolisme mondain, il existe un rituel social du "joint" pour être "in": - " Comment ? vous n'avez jâââmais touché à la Mââârie-Jeâââne ? comme c'est curieux ! "

    Le cannabis, une drogue douce ? Un sas qui draine tout naturellement ses adeptes vers d'autres cocktails qui ont au moins l'avantage d'être moins insidieux, donc moins culturellement "soft". Bref, une autodestruction efficace. On comprend que ça ne soit pas bon marché, la clientèle étant sujette à overdose, à plus ou moins court terme, il faut l'exploiter au maximum.
   Enfin, pour ceux chez qui le cannabis joue un rôle désinhibiteur de la pulsion sexuelle, qu'ils sachent que son usage, même modéré, provoque des altérations de la spermatogénèse responsables de malformation du fœtus.
   Et qu'on ne me dise pas qu'un regard vitreux et qu'un corps avachi soit le signe d'un état normal non plus qu'un sourire béat digne d'un ravi de la crêche. Si vous souscrivez au sens de ce texte, faites-vous un devoir de le diffuser auprès des enfants, des adolescents et des adultes si vous ne souhaitez pas l'avènement du règne de "Big Brother" sur des moutons hallucinés.