PLANCHES ET TRAVAUX
Une Autre Démocratie ?
En France, nous
n'avons pas attendu "L'Ere Raffarin" pour constater que la
vacuité du pouvoir, ou plus encore, le refus
délibéré de prendre en considération les
doléances du peuple vont de paire avec l'usage abusif de la
communication.
Mieux, accorder une dimension médiatique à la mise en
place de commissions soit-disant chargées de traiter des sujets
sensibles tels que les inégalités sociales, le respect
des droits de l'homme, les échanges Nord / Sud pour une balance
économique équitable, ne correspond pas à une
volonté de traiter réellement les choses mais à
faire illusion face à l'opinion publique. Qu'il est immense le
cimetière des rapports remis aux pouvoirs décisionnels et
qui sont restés lettres mortes, les dits rapports étant
souvent édulcorés et ne faisant jamais l'objet d'une
consultation à la base, celle des acteurs sociaux.
Ce qui nous parait nouveau aujourd'hui, c'est le
flou savamment entretenu quant à l'existence d'un programme de
gouvernement dont les pseudos hésitations finissent par
désorienter les forces d'opposition dans leur stratégie,
la nature de leurs idées et favoriser leur manque de
combativité. Résultat : un réveil de la
société civile et de ses mouvement multiples, promoteurs
de réformes dont l'action revendicatrice ne correspond pas au
schéma traditionnel de celle des partis politiques. Dans les
veines de ces derniers ne circule plus qu'un sang anémié
qui appelle une transfusion urgente sous peine de disparition dans un
avenir proche.
Depuis quelques années, on entend ci et
là, notamment dans certaines Obédiences
Maçonniques, parler d'une hypothétiques VI ème
République. Il semble cependant qu'il s'agit plus d'une nouvelle
répartition des pouvoirs entre les Chambres, le Gouvernement et
le rôle de la Présidence que d'une véritable
refondation du principe republicain. A nos yeux, le progrès en
la matière ne peut s'opérer qu'en prenant compte de
l'expression d'une démocratie participative relayée par
les partis politiques tenus dans l'obligation réaliste de s'en
inspirer. Il n'est pas question ici de céder à une
tentation populiste mais de l'éviter. Les divers protagonistes
impliqués dans un travail de terrain sur le champ social, avec
ses dimensions planétaires, ne s'y trompent pas. Aux grands
regrets du monde politique, la majorité d'entre eux refuse leur
assimilation dans des structures dont les appareils directeurs auraient
tôt fait de les dénaturer au profit d'ambitions
carriéristes. " Non " disent-ils à peu près tous,
" nous ne roulerons pas pour vous mais pour les causes que nous
défendons."
Aux politiques de s'en nourrir et à leur élus d'en inspirer les lois.
Arrêtons de dégrossir la Pierre ; taillons - là !
Le Collectif du G.D.U